Le bardage composite Woodtech Fiber Plus se pose sur une ossature ventilée : les lames sont fixées mécaniquement sur des tasseaux, jamais collées ni appliquées directement contre le mur. Le chantier est à la portée d’un bricoleur méthodique, à condition de respecter l’ordre des opérations et de ne rien improviser sur la ventilation ni sur la dilatation. Voici la méthode, étape par étape, avec les points qui évitent les malfaçons.
Les étapes de la pose d’un bardage composite, dans l’ordre
Quel que soit le sens des lames, la séquence reste la même. Chaque étape conditionne la suivante : une ossature mal réglée se paie sur l’alignement des lames, et une ventilation oubliée se paie sur la durée de vie de l’ensemble.
- Contrôler le support : plan, stable, sec et assez résistant pour recevoir les chevilles.
- Poser le pare-pluie si le mur n’est pas étanche à l’eau.
- Fixer l’ossature (lattage) en respectant l’entraxe prévu.
- Créer la lame d’air et installer les grilles anti-rongeurs en bas et en haut.
- Poser le profilé de départ, parfaitement de niveau.
- Fixer les lames rang après rang, avec le jeu de dilatation prévu.
- Traiter les angles, les ouvertures et les jonctions avec les profilés adaptés.
- Terminer par le profilé de finition en partie haute.
Côté outillage, prévoyez une visseuse, un niveau (idéalement laser), un cordeau, un mètre, une scie circulaire ou sauteuse équipée d’une lame fine à denture carbure, et une équerre. Des gants et des lunettes sont utiles pour la coupe et la découpe des lames.
Notice du fabricant : elle l’emporte sur les valeurs courantes
Les données publiques consultées ne permettent pas de confirmer la notice de pose spécifique du Woodtech Fiber Plus. Les dimensions de lames, le type de clips ou de vis, les espacements de fixation et les jeux de dilatation donnés plus bas sont des repères généraux issus de guides de pose de bardage composite. Avant chantier, comparez chacun d’eux avec la fiche technique et la notice de pose du fabricant, puis appliquez ces dernières en cas d’écart.
Préparer le support, l’ossature et le pare-pluie
Un support plan et sain
Le mur doit être plan, stable et sec. Les défauts de planéité se rattrapent avec des cales sous l’ossature, mais un mur qui s’effrite ou qui pousse l’humidité demande un traitement préalable. Sur un support non étanche (ossature bois, béton cellulaire, vieux enduit fissuré), un écran de sous-toiture ou une membrane pare-pluie adaptée protège l’isolant et la structure. Si une isolation thermique par l’extérieur est prévue, l’épaisseur de l’ossature change : le calcul se fait avec l’isolant retenu.
L’ossature et son entraxe
Le sens de pose détermine celui des tasseaux : pour un bardage horizontal, ils sont verticaux ; pour un bardage vertical, ils sont horizontaux, avec en général un contre-lattage vertical pour que l’air circule. Un guide d’installation de bardage composite recommande des tasseaux bois de classe IV de 27 × 40 mm, avec un entraxe de 350 à 500 mm maximum. Une ossature aluminium est une alternative fréquente, notamment sur les murs irréguliers.
Plus l’entraxe est serré, plus les lames restent droites, surtout en pose verticale ou sur de grandes longueurs. Pour fixer l’ossature, suivez le guide pour poser des tasseaux bois : fixez les tasseaux dans le support porteur avec des chevilles adaptées au matériau, puis vérifiez la planéité à la règle sur toute la surface avant de poser quoi que ce soit.
| Point de pose | Repère général relevé | À confirmer dans la notice |
|---|---|---|
| Section des tasseaux | 27 × 40 mm, bois classe IV | Section, matière (bois ou aluminium) |
| Entraxe | 350 à 500 mm maximum | Valeur maximale selon le sens de pose |
| Départ du bardage | 100 mm minimum du sol fini (le DTU cité mentionne 200 mm) | Hauteur exigée pour la garantie |
| Fixations | Clips ou vis inox | Type exact, nombre par lame et par tasseau |
| Jeu de dilatation | Variable selon la longueur et la température | Jeu en bout et en rive, en millimètres |
Fixer les lames : ventilation, dilatation, angles et finitions

Ventiler avant de poser la première lame
Le bardage doit respirer. Prévoyez une lame d’air continue derrière les lames, avec une entrée d’air en partie basse et une sortie en partie haute, toutes deux protégées par une grille anti-rongeurs. La hauteur de lame d’air exacte figure dans la notice : n’en retranchez pas un millimètre pour gagner en épaisseur de mur. Le départ du bardage doit aussi rester éloigné du sol fini, car les éclaboussures et les feuilles mortes accélèrent l’encrassement.
Poser le profilé de départ et les premières lames
Tracez une ligne parfaitement horizontale au cordeau ou au laser, puis fixez le profilé de départ dessus. Tout le chantier s’aligne sur ce premier rang : un écart de quelques millimètres au départ devient visible sous le débord de toiture. Engagez ensuite la première lame et fixez-la selon le système prévu par le fabricant, en général des clips de fixation vissés dans les tasseaux, ou des vis inox pour les lames percées. Les rangs suivants s’emboîtent ensuite sans forcer, en vérifiant le niveau tous les trois ou quatre rangs.
Le jeu de dilatation, point qui ne pardonne pas
Un composite bois-polymère se dilate et se rétracte avec la température, surtout dans la longueur. Laissez donc un jeu de dilatation en bout de lame, contre les profilés d’angle et en rive, dont la valeur dépend de la longueur des lames et de la température au moment de la pose. Une lame posée en plein été sans jeu suffisant se déformera en hiver, et inversement. Ne bloquez jamais une lame dans ses deux extrémités : suivez le principe de fixation prévu par la notice, qui indique quelles fixations sont fixes et lesquelles laissent le matériau travailler.
Angles, ouvertures et jonctions
Les angles sortants et rentrants se traitent avec un profilé d’angle adapté, plutôt qu’avec des coupes d’onglet qui s’ouvrent à la dilatation. Autour des fenêtres et portes, utilisez des profilés de finition ou des bavettes pour guider l’eau vers l’extérieur et conserver la ventilation derrière les lames. Là où deux lames se rejoignent en bout, un joint creux régulier évite l’effet de bord irrégulier. La découpe se fait à la scie à lame fine, en ébavurant les arêtes, et chaque chute doit rester assez longue pour être fixée correctement.
Le haut du bardage se termine par un profilé de finition qui ferme la façade sans boucher la sortie d’air. Vérifiez à ce stade que la grille haute reste dégagée.
Checklist minute avant la première lame
- Support plan, sec et stable, ossature réglée à la règle.
- Pare-pluie posé et jointé si le mur n’est pas étanche.
- Lame d’air libre, grilles anti-rongeurs en bas et en haut.
- Entraxe et section des tasseaux conformes à la notice.
- Fixations (clips ou vis inox) du bon type, en nombre suffisant.
- Jeu de dilatation défini, sens de pose arrêté, profilés de départ, d’angle et de finition en stock.
Les erreurs à éviter lors de la pose
La première erreur est de poser les lames directement contre le mur, sans ossature ni lame d’air. L’humidité s’installe, l’air ne circule plus et la garantie est compromise. La deuxième est de négliger le jeu de dilatation : c’est la cause numéro un des lames qui gondolent ou qui font sauter leurs fixations.
Viennent ensuite l’entraxe trop large pour gagner du temps, les vis inox remplacées par des vis zinguées qui laissent des traînées de rouille, et les fixations serrées à fond là où la lame doit pouvoir glisser. Dernier piège : le chantier démarré sans plan de calepinage. Les lames de fin de rang se retrouvent alors beaucoup trop étroites, ce qui oblige à rattraper la largeur sur tout le mur. Mesurez la façade, calculez le nombre de rangs et répartissez l’écart avant de commencer.
Entretien et garantie : ce qui conditionne la tenue dans le temps

Un bardage composite demande peu d’entretien : un nettoyage à l’eau savonneuse et à la brosse douce, une à deux fois par an selon l’exposition, suffit généralement. Évitez les produits abrasifs et le nettoyeur haute pression à bout portant, qui abîment la surface. Gardez aussi la ventilation libre : toiles d’araignées, feuilles et mousses finissent par obstruer les grilles.
La garantie fabricant est presque toujours conditionnée à une pose conforme à la notice : ossature, ventilation, fixations et jeu de dilatation sont vérifiés en cas de litige. Conservez la facture, le numéro de lot et quelques photos du chantier à chaque étape, notamment de l’ossature et des grilles avant fermeture. Si votre projet exige un avis technique, ou si la façade dépend d’une réglementation locale (plan local d’urbanisme, copropriété), vérifiez ces points avant de commander plutôt qu’après.
En résumé, la méthode est connue : support plan, ossature ventilée, fixations adaptées et dilatation maîtrisée. Seule la notice du Woodtech Fiber Plus peut valider les chiffres exacts, alors consultez-la avant d’acheter les tasseaux et les clips, puis gardez-la à portée de main pendant toute la pose.






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[…] Pour voir comment ces paramètres se traduisent sur un autre modèle, consultez le guide de bardage composite Woodtech Fiber Plus. Ces valeurs ne sont donc pas données ici : elles se lisent dans la notice de pose Eternawood […]